
Ce matin, en me levant, j’ai eu cette pensée : je ne suis rien par rapport à tout ce que je veux obtenir, à tout ce que je crois mériter.
Notre cerveau est conditionné depuis toujours à comparer, à anticiper, à survivre. Il voit le pire, construit des scénarios pour nous protéger, et nous maintient en mode alerte permanent. Résultat : frustrations, doutes, angoisses.
Souvent, dès le matin, mille raisons surgissent pour ne pas aller bien. Le cerveau nous ramène au passé, nous compare, nous met sous tension. Même la nuit, l’inconscient rejoue nos peurs. Vivre ainsi est épuisant. Et à force, le corps finit par somatiser, parfois jusqu’à la maladie.
Si nous n’étions pas en lutte, il n’y aurait plus de comparaison, plus de sentiment de manque, plus de complexes. Mais l’éducation transmet des peurs de survie qui renforcent ces schémas.
Ce matin, j’ai fait un autre choix : j’ai choisi la joie. C’est simple et imparable. Mon corps s’est détendu. Mon ventre, mon plexus, ma gorge, ma tête se sont ouverts. La joie ramène immédiatement au présent. Elle interrompt la mécanique du mental, toujours occupé au passé ou au pire à venir.
Alors oui, la joie est une émotion qui passe, mais on peut l’ancrer. Décider d’y entrer est une intention, une étincelle. Et cette étincelle nous conduit vers une paix intérieure, reliée à notre être véritable. Pas besoin de chercher à faire le vide, ni à tout mentaliser. Il suffit d’affirmer : je suis la joie, et de se laisser porter.
Ensuite, un cercle vertueux s’installe : vos actions deviennent plus joyeuses, vos comportements aussi, et la joie s’ancre profondément. Quoi qu’il arrive à l’extérieur, vous le regardez à travers ce filtre. Les événements changent parfois, parfois non, mais cela n’a plus d’importance. C’est le lâcher-prise.
De cette joie naît la présence, le repos du mental, l’allègement du corps et du cœur. Alors peut se faire entendre la petite voix intérieure. C’est comme des vacances de l’esprit : plus rien à vouloir, à comparer, à demander. Juste revenir au flux naturel de la vie


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